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 SYMBOLISME DES ANIMAUX CHEZ LES TSIGANES

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MessageSujet: SYMBOLISME DES ANIMAUX CHEZ LES TSIGANES   Lun 26 Déc 2011 - 14:08

Tous les peuples nomades entretiennent un rapport particulier avec le monde des animaux. Les Tsiganes ne font pas exception à cette règle : ils savent se mettre au diapason des infinis mystères de la vie animale, minérale et végétale ; leur sensibilité est proche de celle des druides, des guérisseurs et des sorciers du terroir. Ce particularisme a une valeur universelle. C’est le plus souvent une relation de type chamanique. Le monde animal est en effet porteur d’un certain nombre de transmissions, que le profane ne perçoit guère mais qui existent néanmoins. Il faudrait ne pas trop s’éloigner des espèces animales, s’imprégner profondément de leur fameux « sixième sens ».

LE CHAT

Les Egyptiens le considéraient comme une divinité à part entière. Cet animal psychopompe est un guérisseur extrêmement efficace. Il a toujours été le plus proche médium ami de l’homme. Qu’il soit blanc, noir, roux ou tigré ne change pas grand-chose quant à la puissance phénoménale de ses capacités médiumniques. Il possède aussi le don de double vue et de la télépathie. Personne ne peut l’attaquer par surprise. A la fois calme et vigilant, il fait office de sentinelle, de protecteur de la tribu. Pour toutes ces qualités réunies, les Tsiganes le respectent et parfois même le craignent un peu, car il possède une grande mémoire et aucun geste, aucune parole, ne sauraient lui échapper.
Dans le Conte du chat recueilli par Tcherenkov, un forgeron tsigane se bat à minuit avec un vampire et le tue d’un coup de sabre. C’est alors qu’un chat, qui pendant la journée venait miauler tristement chez lui, reprend définitivement la forme d’une très belle Tsigane, « comme il n’y en a plus sur terre ». Il l’épouse et la noce dure trois jours et trois nuits.

LE CHEVAL

Un Tsigane sans cheval n’est pas un vrai Tsigane (Dicton hongrois)

Un homme sans son cheval ne peut guère avancer sur les routes inconnues qu’il parcourt jour et nuit avec son clan et sa famille. La plus noble conquête de l’homme est un animal psychopompe, intermédiaire obligé entre les mondes souterrains et le plancher des vaches.
On ne connaît jamais suffisamment bien un cheval. Il est l’ami du Tsigane et bien souvent le confident, mais il garde néanmoins une belle part de mystère. Le cheval a toujours fait partie de la famille des Gitans. C’est lui qui tire le vurdon de son pas lourd et familier.
Les maquignons tsiganes ont une réputation mondiale. Ils sont habiles à transformer la plus efflanquée des haridelles en un fringant coursier bien campé sur ses pattes ! Les acheteurs, lors des grandes foires, n’y voient toujours que du feu. Ces maquignons possèdent de solides connaissances en médecine vétérinaire. Tout comme les dompteurs, ils savent vraiment parler à l’oreille des chevaux. Une amitié solide se noue entre l’homme et l’animal. Aux abords de Glasgqw et de Londres, au Pays de Galles et en Irlande, les turfistes habitués des champs de courses font confiance aux gypsies qui s’entendent bien souvent à soigner les chevaux. En Grande-Bretagne, beaucoup de lads et de jockeys sont en fait de purs Tsiganes.

LE COQ

C’est un guerrier noble et solaire. Farouche et déterminé au combat, il n’achève cependant jamais son adversaire. Il ne faut pas le provoquer, mais au contraire le respecter et ne pas hésiter à communiquer avec lui, par le moyen des mots de pouvoir ou de la télépathie.
Les Tsiganes savent qu’ils peuvent compter sur lui. C’est en effet son chant strident et musical qui fait fuir le Mulo et la cohorte des fantômes. Un proverbe Kaldérash bien connu l’affirme : « En ordonnant aux mulé le retour au royaume des ombres, le coq protège la vie ».

LE CRAPAUD

On considérait autrefois que l’utérus avait la forme d’un crapaud. Le sexe de la femme avait la faculté de quitter le corps pour aller en de mystérieuses pérégrinations nocturnes s’ébattre en quelque bain mystique. Mais la population, depuis l’Anitiquité et jusqu’au Moyen-Âge, voyait en ce batracien un animal répugnant, avide de sang et maléfique. L’image d’Epinal en a fait d’ailleurs, avec la chouette et le chat noir, l’un des animaux familiers de la sorcière.
Les Tsiganes emploient divers remèdes pour chasser la fièvre, en général à base de parties de grenouilles. Il semble bien que cela repose sur l’opposition entre le caractère « froid » de la grenouille et la chaleur de la fièvre. Un arrière-fond mythologique existe puisque la reine Ana, mère de tous les démons pathogènes, ne pouvait supporter les grenouilles. Dans la légende des Keshali, le crapaud est le conseiller du roi des démons à qui il permet de posséder sa femme, Ana. Laquelle réapparaît à la fin du récit sous la forme d’un autre crapaud doré.

L’ECUREUIL

L’écureuil, le romen morga ou chat tsigane, est un porte bonheur particulièrement efficace dans les domaines de l’amour. Ce qui ne l’empêche pas, tout comme le hérisson de pouvoir être assaisonné de diverses façons et constituer ainsi une spécialité savoureuse de la cuisine tsigane.
L’écureuil fait partie de ces animaux familiers que l’on rencontre fréqemment au détour d’un chemin, en pleine campagne, ou au sommet d’un arbre, dans la forêt. C’est un symbole de prudence, de prévoyance et de prospérité. Sa couleur, tout comme celle du renard, lui assure la protection des esprits du feu (les salamandres alchimiques).

LE HERISSON

L’animal préféré des Tsiganes le niglo. Animal sage, tantôt créateur du feu, tantôt de l’agriculture, son culte s’est répandu dans tout le nord du Proche-Orient et dans l’ensemble des mythes iraniens.
Cet animal bienfaisant et bénéfique, de par sa résistance aux hauts voltages, tout comme d’ailleurs la salamandre, est le symbole vivant du paratonnerre. Les enfants gitans portent souvent autour du cou une patte de hérisson pour les protéger des éclairs et du danger, car la griffe en est la défense. En effet, la vie nomade près des forêts a toujours fait craindre la foudre comme un fléau inévitable.
Symbole vivant de la survie, aujourd’hui protégé, le hérisson ou petit cochon sauvage, fut souvent le seul festin pour les Tsiganes ! Enrobé de glaise argileuse et posé sur des braises ou des pierres chaudes, sa chair délicate et fondante, à l’odeur de noisette, en fait depuis toujours un plat de prédilection.



Le Hérisson est un animal protégé en France, il est soumis à des autorisations spéciales pour sa détention et sa sauvegarde par l'obtention d'un certificat de capacité délivré par la préfecture.

LE HIBOU

Cet animal nocturne symbolise la voyance. Le hibou nyctalope, tout comme la chouette ou la hulotte, veille et surveille au cœur des forêts sombres. Il est fréquemment utilisé par les sorciers et les sorcières en tant qu’animal chamanique de protection. Sa présence familière favorise les processus de divination et bien souvent de guérison.
Le hibou est l’oiseau consacré aux forgerons et aux solstices. Dans les temps archaïque, il présidait les jours ou les forgerons fabriquaient les épées est les miroirs magiques. Les Chinois dans l’Antiquité l’identifiaient au tambour et à la foudre.
Lors de la fête de Pâques, que les Tsiganes jumellent avec celle de Saint Georges, les œufs de chouette et de coucou portent chance, tandis que l’on célèbre la disparition des ténèbres et de l’ombre.

LE LOUP

Lovenito (le loup) ou lovenita (la petite louve) est parfois le « nom secret » qui est donné à sa naissance à un enfant de la tribu. Le Tsigane admire profondément l’endurance et le sens de l’honneur de cet animal. Un loup ne tue en effet que pour manger ou pour éliminer un rival en amour.
Autrefois en Europe centrale, il arrivait souvent que le loup soit le compagnon d’un gitan. Le fauve n’attaquait jamais le cheval de son maître, car l’homme, sa famille et ses chevaux constituaient sa horde.
Le loup est comme le kakou qui enseigne à ses jeunes louveteaux les secrets et les pièges de la vie et de la nature.
Solitaire ou en meute, le loup fuit les villes surpeuplées et la compagnie des hommes. Sa fidélité envers sa compagne et son clan est exemplaire, ainsi bien sûr que son courage, surtout lorsqu’il s’agit de défendre sa famille.

L’OURS

Il est en quelque sorte un animal-totem, un protecteur de la tribu. C’est un animal profondément bénéfique pour les Tsiganes. Les Tsiganes continent de soigenr les vieux ours, même incapables de danser, jusqu’à ce qu’ils meurent de leur belle mort. La veu d’un ours provoque la chance. Apprivoiser un ours, l’un des rares grands carnassiers d’Europe, au point de le faire danser, donne un perstige certain à celui qui en est capable. En outre, les montreurs d’ours n’hésitaient pas à monnayer les vertus magiques de leur protégé. L’ours a en effet la réputation de prendre sur lui les maladies.

« Jusque vers 1950, écrit Michel Praneuf, on pratiquait une méthode pour soigner l’artrite, le rhumatisme, la malaria et la fièvre. Le malade se couchait à plat ventre par terre en couvrant sa tête et l’oursier faisait sauter et marcher l’animal sur son dos. Au moins autant que ce « massage », la peur de l’ours suffisait, semblait-il, à faire fuir le mal. »
L’ours transmettait ainsi sa puissance (son mana) en prenant sur lui les faiblesses (douleurs, langueurs ou anémie) sont qualifiées d’ « ombres » (senka).
En revanche, les femmes enceintes et les jeunes mariés ne doivent jamais regarder danser un ours le jour de leurs noces. Sa vue serait préjudiciable pour le caractère de l’enfant à naître.
On a beaucoup écrit sur les conditions cruelles du dressage des ours. La technique la plus connue consiste à faire marcher l’animal sur un plaque de métal chauffée au rouge, à la vue d’un bâton et au son d’in tambourin. C’est le réflexe de Pavlov : l’ours apprend rapidement à se dresser aussitôt qu’il aperçoit ces deux instruments. On lui apprend ensuite à dodeliner de la tête, avancer à pas comptés, monter à bicyclette, danser et faire la quête.
Ce qui est moins connu, c’est la faculté extraordinaire qu’ont certains dompteurs de communiquer directement avec l’animal, à l’aide d’un sixième sens, par le regard et la parole. Dans ce cas, il n’est plus question de cruauté ni ce violence. L’animal sent instinctivement ce que l’on attend de lui. Il fait partie de la famille, tout comme le cheval qui tire la verdine. Pour arriver à ce résultat de confiance mutuelle entre l’ours et le Tsigane, il faut que l’ourson qu’il a été n’ait jamais souffert de la main de l’homme. C’est un très long apprentissage et les exemples sont plutôt rares. Dans la plupart des cas, hélas, le dressage des ours est beaucoup plus brutal.
Le professeur Vukanovic qui a particulièrement étudié les montreurs d’ours de la péninsule balkanique rapporte une curieuse légende encore vivace chez les Tsiganes cloutier de la région d’Aleksinac, en Serbie : Une jeune vierge (detarbandki) était devenue enceinte sans avoir pourtant jamais eu de relations amoureuses. Horrifiée par ce malheur, l’eau, lui dit de ne point s’effrayer, car elle donnerait naissance à un animal capable de travailler comme un homme. Et la jeune fille accoucha d’un ours. Les Tsiganes de sa tribu consentirent à élever l’animal et lui apprirent à danser et à faire mille tours. Depuis, tous les Tsiganes sont devenus montreur d’ours.

LE SERPENT

Le serpent (sap en tsigane, sarap en hébreu, racine sanscrite) donne lieu le 15 mars de chaque année à une fête spéciale des Tsiganes Kalderash, dite la fête du Serpent. On dit que ce jour-là, si quelqu’un parvient à tuer un serpent, il sera heureux toute l’année. Dans les philtres protecteurs, la peau de serpent est broyée ou pulvérisée. Certaines amulettes, des oursins fossiles, sont dits, dans toute l’Europe, œil-de-serpent.
Le serpent symbole souvent sexuel, signifie la force, l’énergie et la féminité. Le hiéroglyphe du serpent est un fouet.
Là aussi l’influence de l’Inde est évidente où les nâga et les hâgini sont des esprits protecteurs qui gardent les trésors, matériels et spirituels, et défendent l’accès aux régions souterraines, là où réside le Roi du Monde.
La magie bénéfique du serpent se retrouve bien entendu dans la symbolique du caducée. Le serpent indique la souplesse mentale et instinctive qu’il convient d’adopter pour évoluer sur cette terre. Tout comme l’esprit indompté des nomades, cet ophidien emblématique demeure toujours insaisissable, vif comme la foudre et très rusé.

sources : levurdondisha



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